À l’Assayag, les terrasses ne sont pas un supplément : elles viennent de la règle. La hauteur autorisée se mesurait à la largeur de la rue, et au-delà d’un certain niveau l’immeuble devait reculer. Chaque retrait a donné une terrasse. C’est ce que montre la première photographie : des gradins qui descendent vers le port.
Au sommet, la Gazette de l’Électricité de janvier 1935 décrivait déjà les trois « petites villas » qui couronnent les tours. Dix niveaux en tout : huit étages courants, puis deux niveaux de couronnement.
Ces dehors ne se ressemblent pas. Certaines terrasses sont privatives, attachées à un appartement ; d’autres sont communes. Et sur certaines d’entre elles, aujourd’hui encore, des voisins font sécher leur linge : le geste a près d’un siècle et il n’a pas changé de lieu.
Les balcons, eux, appartiennent à la façade. Ils tournent avec l’angle, se creusent en loggias, portent parfois de la verdure — et donnent au volume ce rythme d’ombre et de lumière qu’on lit depuis la rue.
Pourquoi l’immeuble a eu le droit de monter si haut, et comment le retrait s’est négocié : « Pourquoi l’Assayag avait le droit d’être si haut ». Le linge et les buanderies du huitième : « Les buanderies du huitième étage ».
Photographies : Alex Bego.