On entre à l’Assayag par une porte à grille géométrique, entre deux pilastres habillés de carreaux ocre, sous une dalle d’auvent. Derrière, le vestibule garde ses grandes plaques de marbre veiné et ses deux mains courantes, de part et d’autre des marches.
Plus loin, un couloir mène à l’escalier. Au plafond, un disque de lumière ; au sol, un dallage de marbre gris ; aux murs, un soubassement de marbre brun qui court jusqu’au hall. Par l’ouverture du fond, on voit déjà la courbe de l’escalier circulaire.
Le hall s’organise autour de cet escalier. Des colonnes encadrent sa volée, la main courante tourne d’un seul trait, et la porte de l’ascenseur s’ouvre à quelques pas des premières marches.
Aux étages, le même dispositif revient, plus sobre. Sur le palier du cinquième, le sol de granito est découpé en trapèzes par des joints de métal doré qui épousent la courbe du mur, et l’encadrement de l’ascenseur porte le numéro de l’étage. La cabine, elle, est d’aujourd’hui.
Dans un autre hall, une porte de fer forgé à rinceaux sur fond de bois sombre, et une boîte jaune marquée « POSTES », fixée contre le chambranle de granit.
Ce que l’on sait des ascenseurs d’origine est réuni dans le Dossier technique : leur existence est attestée dès 1935, leur nombre et leur machinerie restent à établir. L’escalier lui-même a son album.
Photographies : Alex Bego.