« Monsieur Boyer, ennemi des cours obscures, a volontairement coupé son immeuble en deux parties par une large rue. » C’est ainsi que la Gazette de l’Électricité présentait l’Assayag en janvier 1935. Là où l’usage entassait les fenêtres de service autour d’une cour sombre et étroite, Boyer ouvre une rue.
Ce vide n’est pas perdu. Le règlement comptait la largeur de la voie pour fixer la hauteur des murs, et un retrait volontaire s’ajoutait à cette largeur : la rue intérieure est à la fois une décision d’hygiène et une opération de gabarit. En haut, les étages se retirent en gradins, comme le règlement l’imposait.
Sur chaque corps, une verrière de toute la hauteur marque la cage d’escalier : c’est par elle que le jour descend jusqu’au pied. Sous la rue, le sol lui-même laisse passer la lumière — c’est le toit du garage souterrain.
Les trois premières photographies datent de février 2026 : enduits délavés, taches, échelles et ouvriers sur les sommets. Les suivantes ont été prises le 12 mars, sur les mêmes façades repeintes : la troisième et la quatrième montrent le même mur à moins de trois semaines d’écart.
Photographies : Alex Bego.