L’Assayag occupe un angle, celui de la rue Allal Ben Abdellah et du boulevard Hassan Seghir. De l’autre côté du passage piéton, on le voit tout entier : un corps qui tourne, des balcons qui suivent la courbe et, au-dessus, les tours qui montent en gradins.
Au pied, des arcades et les rideaux des boutiques ; sur l’un des côtés, une entrée de l’immeuble, à côté de la terrasse d’un café. Ces arcades comptaient aussi pour le règlement : les voies à portiques donnaient un mètre cinquante de hauteur en plus.
Plus haut, la règle se lit à l’œil nu. À l’angle, la hauteur permise sur la voie la plus large se propage sur la plus étroite ; au-dessus, les étages en retrait doivent tenir sous une ligne à 45° — d’où les gradins qui découpent le ciel. Tout le calcul est dans « Pourquoi l’Assayag avait le droit d’être si haut ».
Sur chaque tour, une verrière étroite monte sur toute la hauteur de la cage d’escalier, et le sommet se termine par ce que la Gazette de l’Électricité appelait en 1935 de « petites villas ». Les palmiers de la rue, eux, restent en bas, à hauteur des premiers étages.
Les photographies ont été prises entre mars 2023 et décembre 2025, à différentes heures : la lumière du soir dore les sommets, celle de l’hiver durcit le bleu du ciel. L’autre face des mêmes tours : la rue intérieure.
Photographies : Alex Bego.